Cheveux chéris : frivolités et trophées - Katatsumuri no Yume
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http://www.artistikrezo.com/images/stories/redac3/Cheveux_cheris._Frivolites_et_trophees_-_musee_du_Quai_Branly.jpg

Mardi 18 septembre 2012 a débuté l'exposition cheveux chéris : frivolités et trophées au Quai Branly. 

Cette exposition originale retrace la perception au fil des âges et des lieux de cette toison devenue emblématique. Divisée en quatre parties distinctes mais complémentaires, tous les aspects du cheveu sont abordés (sauf le côté scientifique).

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(la photographie provient de ce site)

Les premières salles de l'exposition présentent des sculptures, photographies et peintures représentant des beautés blondes, brunes ou rousses, impeccablement coiffées ou pourvues d'une magnifique chevelure lisse, frisée ou crépue.

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Ava Gardner sur le tournage de la Maja nue, 1958 (source de la photographie)

L'on compare les admirables coiffures de cour, que ce soit en Europe, en Asie ou dans d'autres régions du globe. Ici la frivolité prime, mais toujours sous l'oeil des maîtres. Le cheveu est la première des parures et il est normal d'en prendre le plus grand soin.

Evariste-Vital Luminais - Pirates normands au IXe siècle

Evariste Vital Luminais, Pirates normands au IXe siècle, XIXe siècle, H/T (source base joconde)

Le cheveu, comme insigne de pouvoir chez les rois Francs. Bien que cette série de portraits datant du XIXe siècle ne soit pas exacte du point de vue historique, elle est, en revanche, intéressante pour illustrer la manière dont le XIXe siècle percevait cette époque lointaine.

SIGNOL Emile-dagobert

Emile Signol, Dagobert, vers 1837, H/T, Versailles (base joconde)

La suite de l'exposition est un peu plus triste, puisqu'il s'agit de la perte. "La perte s'articule autour de trois thématiques : La perte acceptée, Souvenirs et La perte contrainte. " (issu du site)

On voit ainsi des mèches, souvenirs de personnages historiques ou anonymes.

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"Emma", relique d'une jeune fille entrant chez les carmélites, 1900 (source de la photographie)

La perte contrainte est particulièrement bien illustrée par les images documentaires montrant le calvaire des femmes rasées, suite à la libération, en 1945.

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Chartres, 18 août 1944, femme tondue pour avoir eu un enfant avec un allemand Photographie de Robert Capa (source de la photographie l'article soulève des points très intéressants)

Une peinture aurait également pu trouver sa place dans cette section :

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Evariste-Vital Luminais, Le dernier des Mérovingiens, H/T, Musée des beaux-arts, Carcassonne. (base joconde)

 

La dernière partie expose les cheveux et leurs pouvoirs. Cette dernière section est composée de quatre parties : Parures, Ornements puissants et charmes magiques, Trophées, Ancêtres et Au-delà.(extrait de la présentation sur le site du musée). Cette partie propose parfois des oeuvres assez tristes et effrayantes : scalpes, têtes réduites, cranes décorés, momie.... Mais également des parures plus festives à base de plumes et de perles.

http://www.leparisien.fr/images/2012/09/17/2168784_000-par7317019.jpghttp://3.bp.blogspot.com/-MKyUVz8ntR4/UFtCjy46N3I/AAAAAAAAEAM/sMMmiDjx-Iw/s1600/1cLesPetitesMains_BijouxCheveux_Cheveux-ch%25C3%25A9ris3.jpg

à g. : Collier alterné de vertèbres (peut-être de requin) et de longs cheveux, Océanie
à dr. : Ornements en petites plumes de toucan rouges et jaunes et longues mèches de cheveux noirs, Équateur
Photographies Claude Germain, MQB, Paris (photos provenant d'ici l'article est très intéressant)

 

La scénographie est agréable et l'évolution se fait naturellement, du plus glamour au plus terrible. Le choix des oeuvres est tout à fait pertinent et illustre l'impact de cette toison dans toutes les cultures du monde, et les différentes formes de fascinations qu'elle revêt. Cette exposition, à la fois originale et audacieuse, mérite que l'on s'y arrête à la fois pour l'esthétique de certaines oeuvres mais égalements pour les questionnements soulevés sur nos rapports avec nos cheveux.

Pour plus d'informations.

 


 
Tag(s) : #culture, #exposition, #musée du quai Branly