Ce premier jour au Festival d'Annecy 2018 commence bien avec Liz et l'oiseau bleu le long métrage hors compétition de Naoko Yamada à qui l'on doit le fameux et bouleversant A Silent Voice présenté en compétition l'année dernière. La jeune réalisatrice explore une nouvelle fois les intrigues adolescentes avec une histoire d'amitié et de passage à l'âge adulte. 

Une histoire d'amitié originale ...

Tout comme ses précédents films, Liz et l'oiseau bleu est adapté d'une série populaire au Japon Sound ! Euphonium. Mais ce ne sont pas les personnages principaux de la série qui sont mis en avant, mais deux élèves de dernière année, Mizore Yoroizuka qui joue du Hautbois et Nozomi Kasaki de la flûte traversière.
Les deux jeunes filles sont très proches l'une de l'autre, mais la relation semble asymétrique. Tout cela change lorsque le club de musique du lycée décide d'interpréter une partition adaptée de la fameuse pièce L'oiseau Bleu de Maurice Maeterlinck, datant de 1908.  
Cette histoire fantastique se mêle alors à l'intrigue principale tel un miroir tendu aux deux jeunes filles. Elle doivent alors prendre conscience de nombreuses choses qui ont un impact direct sur leur avenir et sur leur amitié. 

...Au sujet universel

Mizore et Nozomi sont deux personnalités très différentes, l'une est totalement introvertie et émotionnellement dépendante, alors que l'autre est extravertie et populaire. Pourtant, les deux jeunes filles semblent liées par une profonde amitié. Cependant, la fin du lycée approche et chacun se pose des questions sur son avenir. Mais c'est surtout la séparation d'avec Nozomi qui perturbe Mizore. Avec la musique comme principal lien, c'est la relation d'amitié entre les deux jeunes filles qui est explorée. Dépendance affective, rejet, jalousie sont autant d'états si humain qui donnent les reliefs psychologiques aux personnages. 
 
Les allers-retours fréquents entre réel et imaginaire soutenus par une musique orchestrale d'une grande douceur permettent de souligner les évolutions des deux protagonistes jusqu'à une scène finale pleine d'envolées. 
 
Avec un sujet en apparence simple, Naoko Yamada parvient une fois de plus à toucher la corde sensible de son public avec une histoire douce-amère. 
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