By Solawa : la danse des sept châles - Katatsumuri no Yume
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Fan de mode inspirée, avide de nouveautés et d'élégance, c'est avec un grand plaisir que je vous propose de découvrir la très jeune marque By Solawa via une interview de sa charmante créatrice Sophie LAWANI-WESLEY.

Photo : (C) Douce d'Ivry

Quand as tu ressenti le besoin de créer ta propre marque ?

J’ai toujours ressenti le besoin de créer quelque chose de personnel, à travers lequel je puisse m’exprimer pleinement. Petite, je dessinais des gravures de modes inspirées des tenues de Madonna, Grace Jones, Michael Jackson, Ines de la Fressange… Je coupais les cheveux de mes Barbies, les maquillais au feutre et organisais des défilés de mode. J'assemblais les vêtements avec quelques points de couture à partir de chutes de tissu et exposais les modèles sur des podiums en carton. Adolescente, je voulais devenir styliste, mais me suis finalement dirigée vers des études plus académiques : droit et communication. A partir de là, j’ai navigué entre les métiers de la communication - liés aux secteurs de la culture, arts et spectacles, et la mode, le design textile, grâce à des expériences personnelles, des études au studio Berçot, et des collaborations avec de jeunes designers. Cette envie de créer ma propre marque reflète avant tout mon besoin de liberté et mon refus des étiquettes.

Est-ce compliqué de lancer une marque créateur comme la tienne? 

Nous vivons une époque intéressante, à la fois über individualiste et de plus en plus formatée. Nous sommes dominés par les marques, qui déploient de prodigieux outils de communication et de marketing, nous incitant à "être nous mêmes", tout en proposant des produits de plus en plus standardisés, dans des volumes qui permettent des prix tout simplement imbattables pour de jeunes designers. Et dans le même temps, au milieu des rues de Paris quadrillées par les enseignes des grands groupes, on voit refleurir boutiques de créateurs et pop-up stores, qui mettent avant des pièces originales réalisées en petites séries. Sur le plan personnel, lancer une marque c’est avant tout une aventure, un parcours. Pour citer Thoreau : «j’ai la nostalgie d’une de ces vieilles routes sinueuses et inhabitées qui mènent hors des villes… une route qui conduise aux confins de la terre… où l’esprit est libre… ». C’est une expérience personnelle particulièrement enrichissante qui permet de se dépasser et de relever de nombreux défis. Ce qui me motive particulièrement, c’est de proposer un produit personnel, singulier, qui ait du sens, dont l’histoire se raconte au fil des étapes de la création et de la manière dont celles qui le choisissent vont se l’approprier. J’ai lancé cette marque il y a un an à peine et suis en plein développement. Ce n’est pas la partie dans laquelle je suis le plus à l'aise et cela me demande beaucoup de travail sur moi. Mais c’est aussi une affaire de générosité et de partage : créer une marque permet de faire plein de rencontres stimulantes ! In fine, il est clair que le succès commercial est un moment particulièrement gratifiant et qu’il est indispensable de le rencontrer pour que la marque s’inscrive dans le temps. Mais en faire une obsession bride l'imagination au risque de proposer un produit standard, sans grande valeur ajoutée.

Photo : (C) Douce d'Ivry

Peux-tu nous parler de la genèse de la marque ? Pourquoi ce choix des étoles et des bandanas ?

Au cours de mes études au studio Berçot, je me suis rendue compte que j'étais davantage douée pour les couleurs et les imprimés que pour la coupe. C’est donc dans cette direction que j’ai pu nouer des collaborations par la suite. Ma mère qui était une wonderwoman des années 80, workaholic, plus intellectuelle que séductrice, avait pour seule coquetterie ses foulards Hermès et Gucci, dont les motifs poétiques et floraux égayaient des tailleurs stricts, bon chic bon genre, plutôt jésuites. Cet accessoire en tissu était son signe extérieur de féminité, dans un environnement professionnel très masculin. Sur le plan artistique, un foulard est comme un tableau, c'est un format, une composition, à travers laquelle le dessin s'exprime et évolue en se drapant sur le corps.

D'où te vient l'inspiration pour les motifs de tes créations ?

J'ai la chance de disposer d'un arsenal varié d'inspirations, qu'elles viennent de mes voyages, de rencontres avec d'autres cultures et aussi des expositions, des spectacles et des artistes que je côtoie régulièrement au cours de ma profession d'attachée de presse, que j'exerce depuis plus de 15 ans et qui me permet de lancer ma marque en parallèle.

 

Peux-tu nous parler un peu de leur fabrication ? (si ce n'est pas un secret)

Je dessine tous les motifs à l'aquarelle. C'est une technique qui permet d'exprimer la couleur de manière très sensible, émotionnelle. Les compositions se font ensuite à l'ordinateur, le format, l'agencement, les gammes de couleurs, avant d'être imprimées numériquement sur de belles matières (soie, laine, coton). Les foulards sont fabriqués en Italie, par l'un des plus grands fabricants d'une marque appartenant à un grand groupe de luxe. Ils sont produits en petites séries avec beaucoup de soin, ce qui est un gage de confiance de leur part et un gage de qualité pour mes produits.

À qui destines-tu tes créations?

Elles sont, pour le moment, réservées aux femmes, à celles qui ont besoin d'exprimer à travers leur tenue des traits de fantaisie et de personnalité. Actives, pragmatiques, un peu artistes, elles apprécient le côté versatile de mes foulards, dont les couleurs intenses permettent de twister une tenue casual, révélant leur beauté comme le ferait un maquillage.
Photo : (C) Douce d'Ivry

 

Où peut-on trouver tes créations ?  

On peut désormais trouver mes foulards à la boutique Sfumato, 92 rue des Dames - Paris 17 et à la boutique Désordre Urbain, 96 rue Nollet - Paris 17. Également sur mon site internet : www.bysolawa.com. Je participe par ailleurs à des ventes de créateurs : La boutique éphémère dans le Haut-Marais les 7 & 8 octobre, et Bande de créateurs sur le Canal Saint-Martin les 14 & 15 octobre. Et je suis en cours d'acquisition d'autres points de vente.
Moi avec une des pièces, photo (C) By Solawa
J'ai été séduite aussi bien par la personnalité et la créativité de Sophie que par ses créations pleines de couleurs évoquant les lointains exotiques et l'art le plus pointu. Les étoles et autres bandanas permettent d'apporter une touche finale de féminité et de glamour à une tenue stricte ou passe partout. J'ai été étonnée par les motifs « surprises » qui changent radicalement selon la manière dont ils sont portés. Grande amatrice de belles matières et de travail soigné, j'ai été convaincue par la qualité de tissage et de teinture des pièces qui m'ont été présentées. Je trouve qu'il s'agit d'un cadeau idéal et intemporel pour une femme chère à votre cœur.
Tag(s) : #Mode, #le coin des fifilles