Quand le pipi sauvage fait pousser des fleurs sur les trottoirs des villes - Katatsumuri no Yume
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Les pipis sauvages représentent un fléau bien connu des citadins et des municipalités. En effet, qui n’a jamais croisé un indélicat arrosant sans gêne murs et trottoirs, alliant odeurs nauséabondes et dégradations des bâtiments ? Mais voilà, une entreprise nantaise a trouvé une solution qui pourrait intéresser plusieurs grandes villes du monde : L'Urittottoir.

Les différents modèles (http://uritrottoir.com/)

L’idée est toute simple, mais encore fallait-il y penser ! placer des vespasiennes sèches en libre service dans les lieux où se produisent les incivilités. Celles-ci, créées par le studio de design industriel Faltazi, sont composées de deux bacs superposés. Celui du dessus est en fait une jardinière où s’épanouissent de petites fleurs aux couleurs chatoyantes. Le bac du dessous est, lui, rempli de paille (matière sèche) où se déversent les urines. Les odeurs sont captées par la paille et ce bac est également connecté afin d’indiquer son taux de remplissage permettant de faciliter son entretien et ses vidanges. La paille souillée est ensuite placée dans des composteurs où, au bout d’une année, elle s’est transformée en compost et replacée dans la jardinière, cette fois afin de favoriser la pousse des végétaux.

Les citadins doivent cette lumineuse idée à Laurent Lebot, un designer nantais, qui en a eu la révélation lors de la visite de CAT (Center for Alternative technology) une école supérieure axée sur les recherches et l’enseignement autour du développement durable. Au cours de cette visite, les hommes étaient invités à se soulager dans du foin afin de créer un fertilisant à base d’azote (urine) et de carbone (paille) dont les propriétés sont connues depuis un certain temps déjà.

Schéma de compostage (http://uritrottoir.com/)

Grâce à cette invention, la nuisance olfactive et visuelle devient utile à la communauté et participe à la gestion écologique et à la végétalisation des villes. Les noctambules à la vessie pleine n’auront plus l’angoisse de localiser un wc public proche et n’encourront pas l’amende forfaitaire de 35€ appliquée à ceux urinant sur la voie publique.

Paris a manifesté son intérêt pour le dispositif. Il faut espérer que celui-ci se développe dans de nombreuses villes. L’inventeur planche, pour sa part, sur une version destinée aux femmes. Et vous que pensez-vous de l’Uritrottoir ?

Tag(s) : #Paris, #France, #sortir, #divers