Hirune Hime : les rêves éveillés - Katatsumuri no Yume
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Présenté hors compétition lors du festival international du film d'animation d'Annecy 2017, Hirune Hime de Kenji Kamiyama, sorti le 12 juillet sur les écrans français, est à la fois intense et WTF.

Japon, été 2020, trois jours avant l'ouverture des JO de Tokyo, Kokone est une lycéenne qui dort beaucoup, vraiment beaucoup et partout. Mais voilà, dans ses rêves elle voit une très jeune princesse d'un étrange royaume où tout le monde vit et travaille autour de la voiture et des machines. Soudain, un monstre attaque le royaume, menaçant de tout détruire. Dans la réalité, Kokone doit sortir son père Momotaro d'une situation délicate, face à un homme prêt à tout pour récupérer une vieille tablette. Débute alors une course poursuite entre rêves et réalité, avec de nombreuses révélations à la clé.

Le film est bourré d'idées qui, au premier abord, ne semblent pas coller entre-elles et pourtant, voyage dans les rêves, à la Paprika, combats de méchas contre des monstres, façon Evangelion, une peluche qui parle et une tablette magique, ça matche. L'histoire est un tel tourbillon que j'oscillais entre fou rire et tension dubitative. Kokone, l'héroïne, est une boule d'énergie sympathique qui entraîne tout le monde dans son sillage dont Morio, un ami d'enfance de deux ans son aîné. Les mystères s'enchaînent et partent en tous sens avant de s’emboîter jusqu'à former un tout cohérent.

Techniquement et graphiquement, le film ne souffre d'aucun tort, que ce soit le design des personnages, les ambiances de villes, qui tiennent une part importante dans l'intrigue, et l'animation. Je ne suis pas étonnée de voir que de très nombreux animateurs, dont quelques français, ont travaillés sur ce projet.

J'ai trouvé le film très original tant sur le fond, une jeune fille normale qui sauve son père grâce à des situations rocambolesques, un mélange de magie et de technologie via une tablette, une moto pas banale et beaucoup de chance, que sur la forme, avec l'entrelacement des rêves et de la réalité. Le scénario est mené de main de maître, jamais je n'ai vu où le réalisateur voulait en venir. Certains passages ont d'ailleurs déclenché l’hilarité de la salle.

Manichéen au premier abord, le film est bourré de références plus ou moins explicites et de rebondissements. Kenji Kamiyama, habitué aux scienarii de science fiction d'anticipation comme Ghost in the shell, stand alone complexe, change totalement de registre et le résultat des plus rafraîchissants.

92 % Hirune Hime est une très bonne surprise qui plaira aussi bien aux enfants dès dix ans qu'aux des adultes.

 

Tag(s) : #cinéma, #animés, #Japon