Festival International du Film d'Animation d'Annecy édition 2017 - jour 1 - Katatsumuri no Yume
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L’édition 2017 du festival international d’animation d’Annecy débute sous un soleil de plomb. Au programme de la journée, deux séries de cours métrages 100 ans d’animation japonaise et GL(amour).

Présenté par l’Association of Japanese Animations (AJA) Cent ans d’animation japonaise propose une sélection de six cours métrages datant de 1929 à 1941, mettant en scène des histoires et des techniques très différentes, allant de la comptine morale à tendance nationaliste au conte traditionnel, en passant par des expérimentations surprenantes.

J’ai, pour ma part, beaucoup apprécié Manga Kabutori de MURATA Yasuji, mettant en scène deux vieillards que tout oppose et les kami tengu. Si l’animation n’est pas d’une fluidité parfaite, les dessins sont ravissants et rappellent les prémices du manga.

Manga Shin Sarukanigassen de MASAOKA Kenzo est, à mon sens, l’histoire la plus mignonne. Une maman crabe et son petit sont tourmentés par un singe voleur et violent. Mais heureusement, ils vont pouvoir compter sur les aides les plus improbables pour châtier le malandrin et retrouver leurs biens. Si l’histoire est convenue et dans la lignée des films d’animation de l’époque, la réalisation est parfaitement maîtrisée.

Propagate d’OGINO Shigeji est assurément la curiosité de la sélection. Censé expliquer la reproduction des plantes, l’on se retrouve devant quatre minutes de séquence hypnotique rappelant furieusement les œuvres du mouvement futuriste italien. Personnellement, je n’ai pas compris grand-chose sur la reproduction des végétaux avec ce film, mais je salue la performance d’animation.

La seconde sélection du soir est une des nouveautés de l’année, une programmation érotique. Cette session est intitulée GL(amour) avec pour ligne conductrice les stars et les personnages célèbres.

Après un étrange et épileptique The Curse of the Voodo Child de Staven Woloshen, basé sur des scènes du film Angélique

Chainsaw de Dennis Tupicoff s’est avéré aussi drôle que rafraîchissant. Une histoire complexe où s’entre-mêlent les vies de Franck Sinatra, Ava Garner, un taureau de rodéo australien du nom de Chainsaw et un couple d’australiens moyens. (extrait vidéo)

J’ai eu un petit coup de cœur pour Little Tinker, un Tex Avery tout mignon où un putois tente par tous les moyens de trouver l’Âme sœur. Un vrai régal, drôle, tendre et mignon tout plein comme les dessins animés de l’époque. De plus, animation et colorisation sont impeccables.

Je passe sur Topor et moi de Sylvia Kristel et Ruud Den Drijver que j’ai trouvé surfait tant sur le fond que sur la forme. À réserver aux fans d’Emmanuelle.

Second coup de cœur pour Achilles de Barry J. C. Purves qui narre les aventures du héros grec Achille et de son compagnon Patrocle, dans un film à l’esthétique léchée très homo friendly. L’histoire est racontée à la manière d’une tragédie grecque avec une technique d’animation stop motion maîtrisée. Intense, surprenant et prenant.

Concernant Jennifer and Tiffanny de Momoko Seto… je ne sais que dire de cet OVNI. Je n’étais déjà pas très fruits de mer avant, mais là, les moules et les huîtres, c’est juste hors de question. Je ne vous en dirai pas plus, je laisse faire votre imagination.

Enfin, le Banquet de la concubine de Hefang Wei est très joli graphiquement et bénéficie d’un bon rythme. C’est d’un érotisme light, et la fin laisse sur sa faim, même si, dans un sens, on peut comprendre la colère de la concubine. (extrait vidéo)

Tag(s) : #cinéma, #France, #culture, #animés